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Bien assurer un bateau ou une motomarine

Couvrir adéquatement sa motomarine ou son bateau

Pour les propriétaires de bateaux et de motomarine qui attendent le beau temps avec impatience, ils peuvent mettre à profiter la basse saison pour se renseigner au sujet de l’assurance adéquate pour ce type de véhicule de loisir afin de bénéficier d’une protection adaptée.

D’après l’Association Maritime du Québec, la province compte plus de 860 000 propriétaires de bateaux de plaisance, soit un québécois sur dix possède une embarcation. Mais la popularité d’un tel loisir ne s’accompagne pas systématiquement d’une couverture étant donné que l’assurance demeure facultative et ne relève pas d’une obligation légale.

Et pourtant, ce type de véhicule récréatif a une valeur intrinsèque élevée et il n’est pas à l’abri des différents sinistres comme le vol, l’incendie, les accidents de navigation, le bris, le vandalisme, etc. Il est donc primordial d’assurer un tel bien. Quant au montant investi dans un bateau neuf, il dépend de la taille du modèle et des fonctionnalités dont il est doté. La valeur de certaines embarcations peut franchir la barre d’un million de dollars canadiens.

Comment assurer une embarcation ou une motomarine ?

Plusieurs éléments sont pris en compte pour l’assurance de ce type de véhicule notamment le type de l’embarcation, sa longueur, sa puissance et la fréquence de son utilisation. Il est possible d’affecter l’embarcation à l’assurance habitat, mais dans certains cas seulement. Alors que de manière générale, il faut penser à la souscription d’une protection spécialisée. Pour savoir laquelle choisir entre ces deux options, il convient d’en parler avec son agent ou courtier d’assurance de dommages.

Vérifier les protections du contrat d’assurance

Un propriétaire prend grand soin de son bateau ou motomarine, en s’assurant régulièrement de son état général et du matériel de navigation. Il doit faire de même pour les garanties et les clauses composant sa police d’assurance, notamment la partie relative aux limitations et aux exclusions.

Les contrats d’assurance couvrent la motorisation et les voiles, mais il faut vérifier que la police assure également les appareils de navigation et de communication, ainsi que les autres matériels et équipements de bord. Il convient aussi de contrôler si la couverture est valable aussi lorsque l’embarcation est à flot que si elle est entreposée sur terre, sans négliger les conditions associées à cette couverture. Il vaut mieux vérifier par la même occasion, si le transport sur la route du bateau est assuré ou pas.

Le propriétaire de l’embarcation doit également s’informer sur les options possibles en cas de dommage du bateau. En effet il doit s’assurer d’avoir droit à la location d’un autre avec les mêmes caractéristiques pendant les réparations. De même il doit se renseigner sur l’indemnisation des frais de remorquage ou de livraison de carburant en cas de panne sèche pendant la navigation.

La couverture du bateau est valide pendant la saison hivernale et ce pour la majorité des polices d’assurance, qui prévoient l’entreposage pendant la période de désarmement ou d’hivernage entre le 30 novembre et le 1 er avril.

L’entreposage de l’embarcation dépend surtout du type de cette dernière. Il peut se faire sur une remorque dans la cour du domicile du propriétaire, dans un entrepôt ou dans une marina lorsqu’il s’agit d’un modèle de grande taille. Les risques auxquels est exposé un bateau entreposé dans une cour diffèrent de ceux d’une embarcation hivernée dans un entrepôt. Dans le premier cas le bateau peut faire l’objet d’un vol ou être exposé à la chute d’une branche susceptible de l’endommager. Alors que dans le deuxième cas, le bateau peut être endommagé par les rongeurs ou un incendie. Dès lors il faut vérifier les différentes clauses et garanties de la police d’assurance.

Plusieurs éléments sont pris en compte en ce qui concerne la couverture notamment la destination. Les lieux de navigation habituellement couverts sont les eaux intérieures et côtières dans la limite de 100 milles nautiques du Canada et des États-Unis, basées entre les 52e et 40e degrés de latitude nord. Il s’agit de la rivière des Outaouais, les lacs et rivières entre le Québec et l’Ontario, le fleuve Saint-Laurent, les eaux intérieures du Nouveau-Brunswick, les eaux intérieures du Vermont, du Maine, du New Hampshire, du Connecticut et du Rhode Island jusqu’à New York à l’exception de la rivière Hudson et du port. Le périmètre couvert comprend aussi la côte Ouest du Canada et des États-Unis, à l’ouest du 120e degré de longitude ouest. Pour naviguer en dehors de cette zone, il faut penser à étendre la couverture en dehors des limites territoriales.

soumission bateau et motomarine

D’un autre côté les marinas du Québec, les écluses et les quais gouvernementaux requièrent que l’assurance responsabilité civile soit d’une valeur supérieure à deux millions de dollars canadiens. Dans le cas de non-respect de cette exigence, il est possible de se voir refuser l’accès aux installations. Il est primordial que le propriétaire décide au préalable des infrastructures à utiliser pour être sûr qu’il serait possible de les fréquenter ou pas.

L’assurance tient compte des préventions contre le vol. Certains moyens permettent de réduire significativement le risque encouru. Parmi ces moyens il y a l’installation des écrous antivol sur le pied de moteur, la mise en place d’un cadenas spécialisé permettant la neutralisation la main de la remorque du bateau, le marquage de certaines pièces de l’embarcation et l’installation d’un système de repérage du bateau. Si le propriétaire ne respecte pas les exigences imposées par l’assureur, ceci peut générer une hausse de la prime d’assurance ou la non-couverture de certains cas de vol.

Pour conclure, avant de larguer les amarres, il faut consulter l’agent ou le courtier d’assurance de dommages. C’est l’occasion de poser toutes les questions, obtenir une soumission et de se renseigner au sujet de l’assurance bateau ou motomarine.